Bébé couche libéré !

L’hygiène naturelle infantile au quotidien

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25 février, 2009

Envoyez-moi vos photos

Classé dans : Non classé — hygienenaturelle @ 8:57

J’aimerais bien créer un album photo sur ce blog pour illustrer toutes les solutions qu’on peut trouver en matière d’HNI.

Alors si vous avez des photos avec des choses que vous avez confectionné de vos petites mains, ou encore que vous avez inventé ou encore acheté (babygowns, peau de mouton, que sais-je), n’hésitez pas à me les envoyer à carine-at-hygienenaturelleinfantile-point-com emoticone

 

D’autre part, je cherche une/un tricoteur qui serait intéressé à confectionner des Cul’hop en laine, avis aux amateurs…

17 février, 2009

Association Materner sans couches

Classé dans : General,Non classé — hygienenaturelle @ 15:11

Bonjour,
l’association Materner sans couches a vu le jour pour offrir des supports d’informations et d’échanges au sujet de l’hygiène naturelle infantile ou le fait de répondre aux besoins d’élimination d’un tout petit.
A ce titre, nous vous proposons une première réunion d’information pour vous permettre d’échanger sur ce thème, que vous pratiquiez déjà avec votre enfant ou que vous vous posiez des questions sur ce sujet.
La réunion aura lieu le mardi 24 février à 14h30 à Grenoble. Pour plus d’information, vous pouvez contacter asso-at-hygienenaturelleinfantile.com

Mais nous espérons aussi proposer des réunions aux quatre coins de l’hexagone, par le biais de parents ressources de l’association. Si vous souhaitez en être, vous pouvez nous contacter par mail : carine-at-hygienenaturelleinfantile.com

De plus, de l’aide bénévole pour la conception de dépliants informatifs pourra être la bienvenue aussi.

14 janvier, 2009

urgent : cherche photos HNI

Classé dans : Non classé — hygienenaturelle @ 16:07

Dans le cadre de l’écriture de mon livre consacré à l’hygiène naturelle infantile, je cherche des photos répondant aux critères suivants :

- très bonne qualité et haute définition

- très bonne luminosité

- fond peu chargé (pas de fouilli, par exemple)

- en rapport avec l’HNI …

Contact : carine@hygienenaturelleinfantile.com

14 décembre, 2008

Mamie et HNI

Classé dans : Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 13:35

« Durant la grossesse de ma fille j’ai découvert les couches lavables. Si je suis sensible aux questions d’environnement,  je constate que mes enfants passent beaucoup plus facilement que moi au concret. Ils ont acheté un lot de couches lavables et de garnitures et la question des couches était réglée. J’ai tout de suite été emballée : cela me semblait une solution alternative au problème posé par la quantité de déchets provenant des couches jetables. Quelques mois après la naissance de ma petite fille, ma fille Marie me parle d’une méthode naturelle pour répondre aux besoins d’élimination des bébés : l’hygiène naturelle infantile. Sincèrement, j’ai été ébranlée ; ayant moi-même élevé trois enfants, j’avais du mal à croire que si petits ils pouvaient signaler leurs besoins. Comment étais-je passé à côté de cela ? Comment n’avais-je rien vu ? Un peu sceptique, j’ai observé ma fille et ma petite-fille et bien vite constaté que le bébé manifestait ses envies par des petits bruits, une légère agitation de la tête. C’était particulièrement net quand elle commençait à téter. Sa mère la mettait au-dessus d’une cuvette et très vite les pipis et les cacas arrivaient sans qu’il ne soit nécessaire d’attendre longtemps. J’étais assez émerveillée de ce spectacle et du plaisir que Capucine manifestait. Peut-être est-ce là l’expression d’une relation très étroite entre une maman et un bébé nourri au sein, ai-je pensé. Mais voyant le papa agir de même avec sa fille, j’ai dû me rendre à l’évidence que toute personne proche du bébé pouvait pratiquer cette méthode. L’occasion m’a été offerte de m’y exercer. Gardant Capucine quelques heures en l’absence de ses parents, j’ai guetté avec succès ses petits signes et répondu à ses besoins naturels avec un grand bonheur.

Cela n’a pas demandé un long apprentissage. Il s’agissait plutôt de prendre en compte ce besoin. Plus concrètement, auparavant, quand je m’occupais d’un bébé et que celui-ci manifestait un besoin par un changement de comportement (petits cris, légère agitation) je pensais :  « tiens ! il doit avoir faim », ou bien « il doit avoir sommeil »…Avec Capucine j’ai intégré la possibilité qu’il pouvait s’agir d’un besoin de faire pipi ou caca et je le lui ai proposé en la mettant au-dessus d’une cuvette ou du lavabo. Ainsi j’ai assez vite décrypté ses propres signes. Bien sûr il m’arrivait de ne pas toujours les capter mais assez vite j’ai repéré son rythme naturel, ses attitudes et toutes les deux avons réussi à bien nous entendre. Cette complicité fut une grande source de joie.

Très tôt les parents de Capucine lui ont appris les signes du langage des malentendants en associant ses signes aux actes de la vie quotidienne. Je revois ma petite fille pointer son pouce sur son ventre exprimant ainsi son besoin de faire pipi. Avant même le langage oral elle pouvait se faire comprendre et communiquer avec les adultes autour d’elle.

Je parle d’un grand bonheur car cette méthode m’a permis de ressentir une relation réelle entre ma petite-fille et moi. J’ai découvert une forme de communication entre nous deux : elle pouvant exprimer un besoin et moi pouvant le comprendre et l’aider à le satisfaire. Avec le temps, j’ai aussi apprécié la liberté offerte par l’absence de couches. La grande agilité motrice de Capucine ont été une source d’étonnement mais également j’ai été témoin de son plaisir évident à vivre les fesses à l’air. Quelle révolution c’était pour moi qui avais connu les langes fermés des nourrissons ! Le changement se situant bien au-delà d’une simple méthode d’hygiène dans la conception même de ce qu’est un bébé, en tant que personne.

En me confiant leur fille, en m’invitant tout naturellement à leur démarche et en bousculant un peu mes conceptions, les parents de Capucine m’ont permis d’établir des liens précieux avec ma petite fille. »

 

Claudine, 61 ans, grand-mère de Capucine.

16 novembre, 2008

HNI et nounou enthousiaste

Classé dans : Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 13:04

Notre fille Eolie-Sanou a 9mois, et nous commençons doucement l’adaptation à la crèche familiale, donc chez une nounou, mais qui dépend de la crèche communale. Personnellement, je trouve que c’est bien aussi que nos pitchounes puisse voir un peu autre chose du monde que nous et ce qu’on peut être amené à leur faire découvrir. Quand ce n’est que quelques heures par semaines, on reste quand même les principaux acteurs de leur quotidien.
Quoi qu’il en soit, dès la première demi-heure d’adaptation avec moi chez la nounou, Eolie-Sanou s’est d’un seul coup mise à grognasser, alors qu’elle était toute absorbée par les nouveaux jeux. J’ai tout de suite identifié que c’était pour un pipi; je lui avais mis une couche, et là, j’ai hésité : j’étais là, d’habitude quand on est ensemble, je lui fais faire pipi, mais là, attaquer directement avec l’hygiène naturelle infantile après tout juste 20min chez la toute nouvelle nounou, était-ce judicieux ? Que faire ?
Mais je me suis dit que ça ne servait à rien de garder la langue de bois : ce serait de toute façon un sujet que viendrait un jour ou l’autre, donc autant l’aborder de suite, vu que c’est quelque chose qui fait partie intégrante de la vie d’Eolie-Sanou. Me voilà donc partie à me tortiller sur place « Alors voilà, vous allez me prendre pour une extra-terrestre, mais là il faut que je vous explique un truc… »
Enfin, elle finit par m’amener un pot, et Eolie-Sanou fait un énorme pipi sous ses yeux, avec un grand sourire de soulagement puis, une fois fini, gigote en me regardant pour me dire que « ayé ! ». Je la reprends, lui remets la couche et elle reprend le cours de ses jeux, toute contente et disponible.
Et là, je m’aventure à regarder la nounou… qui me dit : « Wouah, alors là… c’est trop génial ! Et comment je peux faire moi aussi pour lui faire faire pipi ? Comment vous avez su? Ho la la, quand on se retrouvera avec les autres assistantes maternelles et que je vais leur expliquer ça, c’est super« .
Si je m’étais attendu à ce que ce soit si facile… et dire que j’avais failli ne pas en parler et laisser Sanou se faire dessus…

Beau début… et la fois suivante, j’ai laissé Eolie-Sanou toute seule chez la nounou. En revenant, la nounou m’a dit qu’elle lui avait fait faire pipi dans le pot : « Comme vous m’aviez dit, on jouait et puis, d’un seul coup, elle s’est mise à chouiner, je sentais qu’elle n’était plus disponible pour les comptines, alors je me suis dit que c’était peut être ça… et c’était ça! C’était chouette de voir le pipi arriver dans le pot ! » Ça m’a rappelé mon petit sentiment de victoire lors des premiers pipis recueillis…

Voilà qui met du baume au cœur : le monde change, les gens s’ouvrent et on peut trouver des personnes qui prennent l’HNI en compte comme n’importe quelle autre habitude !

Claire, un enfant

2 novembre, 2008

Le blog de l’hygiène naturelle infantile (HNI)

Classé dans : Non classé — hygienenaturelle @ 16:25

Bienvenue sur ce blog consacré à l’hygiène naturelle infantile (ou communication respectueuse autour des besoins d’élimination du bébé/bambin).

Puisse-t-il vous aider à franchir le pas et à mettre moins de couches à votre bébé, voire à vous en passer, mais surtout à renforcer votre communication avec votre bébé. Ou, si vous pratiquez déjà, à vous aider dans votre quotidien. L’HNI est un mode de maternage souple où il n’est pas question du tout ou rien car on ne peut pas écouter les besoins de ses enfants si on n’écoute pas nos besoins de parents et nos limites. A vous donc de pratiquer à votre sauce, pour un plaisir PARTAGE !

Vous y trouverez des témoignages de parents, des réflexions et expériences personnelles et des présentations d’accessoires pour faciliter la pratique (à faire soi-même ou non).

Vous trouverez ici aussi quelques articles hors-sujet, notamment des idées de tricot/bricolage.

 

10 octobre, 2008

D’autres liens sur l’HNI

Classé dans : General,Non classé — hygienenaturelle @ 15:58

Sites informatifs en français :

* Site de Sandrine Monrocher-Zaffarano http://s-mz.ovh.org/amp/jhin.php

* Article sur le site de la Maison de l’Enfant http://www.wmaker.net/maisonenfant/index.php?action=article&id_article=181584

* Article sur le site Un bébé au naturel : http://www.bebenaturel.info/rubrique.php3?id_rubrique=24

* Article sur le site Julie Baby : http://baby.juliebeauty.com/index.php?option=com_content&task=view&id=76&Itemid=53

* Article sur le blog Grandir… avec ses enfants ! http://www.maman-bebe.com/lhygiene-naturelle-infantile-hni

* Article sur Magic Maman http://www.magicmaman.com/a,bye-bye-les-couches-et-vive-l-8217-hygi-232-ne-naturelle,73,8891,0

* Article sur le site Santé AZ http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/n369/news/l-hygiene-naturelle-infantile.html

* Article en ligne de Laurie Boucke http://www.white-boucke.com/reviews/ipfrench.html

* Article sur le blog Les boutchous http://www.lesboutchous.com/50226711/la_continence.php

* Article sur le site Monde qui bouge http://www.mondequibouge.be/index.php/2008/04/nos-choux-en-vert

* Article sur le blog Feminup http://www.feminup.com/2006/11/lhygiene-naturelle-infantile-u.html

* Blog ReNaissance Romane http://re-naissance-romane.over-blog.com/categorie-10229844.html

* Blog Biboudavril http://biboudavril.over-blog.com

 

 

- Pour en parler :

* Liste de discussion http://fr.groups.yahoo.com/group/ec_francophone

* Forum de L’Arbre à bébé http://larbreabebes.free.fr

* Forum Eco Bio Info http://www.eco-bio.info/forum/upload/index.php?showforum=58

* Blog collectif http://www.pipiaunaturel.canalblog.com

 

 

8 octobre, 2008

Qu’est-ce que l’hygiène naturelle infantile ?

Classé dans : General,Non classé — hygienenaturelle @ 10:03

Voici un article que j’ai écrit et qui est paru dans le magazine Grandir Autrement (http://www.grandirautrement.com) en mars 2007.

 

L’hygiène naturelle ou comment se passer des couches pour nos enfants

 

L’Hygiène Naturelle Infantile (HNI), ou en anglais Elimination Communication, pourrait sembler, de prime abord, être une méthode pour que son enfant soit vite propre. C’est en fait une réponse aux besoins de l’enfant qui s’inscrit dans une démarche de maternage de proximité, une façon d’être ensemble.

Pot HNI

 

Et si c’était vrai ?

Imaginez que votre bébé, dès sa naissance, voire avant, ait déjà conscience de sa vessie pleine, de ses besoins d’élimination. Tout comme de sa faim, ou de son sommeil, par exemple. Imaginez également qu’il signale ce besoin à sa manière, comme pour ses autres besoins. Et que vous, parents, puissiez lui répondre en lui proposant, dès son plus jeune âge, de faire ses besoins dans les toilettes, sur le pot, ou tout autre endroit pratique. Vous pensez que cela n’est que pure fiction, et qu’un tel procédé serait peut-être même dangereux pour l’équilibre de votre enfant ? Et si, pendant de nombreux mois, vous passiez à côté de signaux qu’il vous adresse pour vous faire comprendre le contraire ?

Vers un maternage de proximité

C’est ce doute qui a décidé Sandrine Monrocher-Zaffarano, auteure de L’hygiène naturelle de l’enfant ou la vie sans couches (Éditions Jouvence), à tenter l’aventure de l’hygiène naturelle. « Au début, ça me paraissait extra-terrestre comme démarche. Je n’avais pas du tout envie de dresser mes enfants à la propreté. Alors pour mon premier enfant, j’avais attendu que ce soit lui qui manifeste le désir d’être continent (je préfère ce mot à « propre »). Et puis, j’ai lu le livre d’Ingrid Bauer, La vie sans couches, c’est la liberté¹, qui à l’époque n’était pas traduit en français. Ça a tilté tout de suite car ça allait dans le sens du maternage dans lequel je vivais ». Une conviction qui se renforce lorsqu’elle lit que l’étude de Terry Berry Brazelton, l’un des pédiatres américains à l’origine du mouvement, disant que la continence doit venir de l’enfant, et non être imposée par le parent, a été sponsorisée par Procter & Gamble, qui commercialisera ses premières Pampers quelques années plus tard. « L’étude montrait que, pour des milliers d’enfants, l’âge moyen de propreté diurne se situait autour de vingt mois. Bien sûr, puisque les parents n’entreprenaient rien… L’expérience de milliers de parents dans le monde, c’est que les tout-petits sont capables d’être plus ou moins continents bien avant. Par contre, si ce résultat est la conséquence d’un dressage, le prix à payer est d’avoir des enfants qui seront déconnectés de leur corps… ».

Pas un dressage, mais une relation

Mais l’hygiène naturelle n’est ni un dressage, ni même une méthode. Sandrine la définit comme « une relation en tandem qui s’instaure, une interaction qui renforce la communication : c’est un pas de danse à deux. »

Tout comme on ne compte pas les tétées quand on allaite, au début il ne faudra pas compter les nombreux petits pipis, sous peine d’être découragé… Ni se focaliser sur les retours en arrière.

De même qu’« on n’allaite pas un enfant dans le but de le sevrer, même si de fait le sevrage arrivera bien un jour, on ne pratique pas non plus l’hygiène naturelle dans le but que l’enfant soit continent ! »

Pour quoi faire ?

Est-il logique de commencer à décoder les signaux indiquant un besoin d’uriner quand l’enfant est déjà grand ? Est-il raisonnable d’attendre de lui qu’il apprenne à se retenir, avant même d’avoir appris à relâcher son sphincter externe (celui que l’on contrôle) ?

Mais d’un autre côté, nos enfants seront bien propres un jour ! Pourquoi se compliquer la vie ? On peut vouloir ainsi renforcer la relation avec son enfant en écoutant tous ses besoins, renforcer son sentiment de compétence, laisser l’enfant libre de ses mouvements, lui éviter les érythèmes fessiers, ne pas le couper de son corps, lui éviter de baigner dans ses déjections, s’éviter à soi d’avoir à entrer en contact avec celles-ci, ou encore choisir l’hygiène naturelle pour des raisons écologiques, ou même économiques… Bref, les raisons sont multiples. Mais comment faire concrètement ?

Quand ?

Le plus tôt est le mieux, idéalement avant les quatre mois du bébé. Ensuite, rien n’est perdu, mais c’est plus difficile. Et même en commençant tôt, cela n’empêchera pas qu’il y aura des tâtonnements, comme le précise Sandrine « Avec ma fille, j’ai commencé dès la naissance. Elle faisait des pipis tous les quarts d’heure, le matin. Ce qui compte, ce n’est pas que tout finisse dans les toilettes, mais l’attitude du parent. » On n’est pas obligé non plus de pratiquer l’hygiène naturelle tout le temps, on peut réserver des moments où l’on est disponible. On peut aussi mettre à son enfant une couche lavable sans culotte de protection, ou une culotte d’entraînement, ou un pantalon, si on ne souhaite pas le laisser les fesses à l’air². « Même si on reprend le travail, le peu que l’on aura pratiqué sera toujours ça de fait. Et, de même que pour l’allaitement, l’enfant s’adapte quand il est gardé ».

Comment ?

Il faut apprendre à observer et décoder les signaux émis par l’enfant. Les parents témoignent souvent combien c’est facile de repérer les cacas imminents. Une fois le signal repéré, on propose à l’enfant de faire ses besoins à l’endroit choisi. Mais sans insister. On peut lui proposer un signe gestuel pour exprimer son besoin (issu par exemple de la langue des signes), ou utiliser le célèbre « psst ». Il est aussi plus facile de repérer les signaux lorsque l’enfant est porté, car l’enfant a alors l’instinct de s’éloigner. Autre astuce : « attraper » le premier pipi du réveil en proposant à ce moment-là.

Généralement, on tient l’enfant sous les cuisses, le dos contre son ventre. Et pour les garçons, on fait attention à ce que le zizi soit en bas, pour éviter d’être arrosé ! S’il est trop petit, on peut l’allonger sur notre bras. « Ce qui est impressionnant, explique Sandrine, c’est le regard du bébé, la première fois qu’il fait son besoin ainsi. Ce doit être la satisfaction de voir son besoin écouté. »

Et pendant le sommeil ? Souvent les réveils nocturnes sont dus au fait que l’enfant fait pipi.

Et rapidement, les pipis s’espacent. En effet, lorsque le sommeil est profond, le corps est au repos, la digestion est ralentie et le besoin d’éliminer est moins important. Il n’est plus alors nécessaire d’avoir constamment un récipient à portée de main. « Ça n’a finalement pas représenté de ma part une attention démesurée, ajoute Sandrine. Car ça ne dépendait pas que de moi ! Ma fille se manifestait et ses grands frères savaient aussi repérer ses signaux ».

Des moments où l’on n’est pas en phase

Il y a souvent des périodes de régression. Au moment de la marche notamment, on rencontre fréquemment une période plus ou moins longue de refus. Proposer un réducteur pour les toilettes, ou un marche-pied pour faire pipi debout (pour un garçon), peut aider. « Les périodes de régressions sont très frustrantes si l’on pratique l’hygiène naturelle dans une optique de performance. Mais il ne faut pas penser en termes de réussites ou de ratés, conclut Sandrine. »

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1 : Éditions l’Instant présent (2006).

2 : ou également des jambières (dites aussi Babylegs, nom de la marque la plus connue).

Présentation de l’hygiène naturelle infantile

Classé dans : — hygienenaturelle @ 9:11

Voici un article que j’ai écrit et qui est paru dans le magazine Grandir Autrement (http://www.grandirautrement.com) en mars 2007.

 

L’hygiène naturelle ou comment se passer des couches pour nos enfants

 

L’Hygiène Naturelle Infantile (HNI), ou en anglais Elimination Communication, pourrait sembler, de prime abord, être une méthode pour que son enfant soit vite propre. C’est en fait une réponse aux besoins de l’enfant qui s’inscrit dans une démarche de maternage de proximité, une façon d’être ensemble.

                                                                   Pot HNI

 

Et si c’était vrai ?

Imaginez que votre bébé, dès sa naissance, voire avant, ait déjà conscience de sa vessie pleine, de ses besoins d’élimination. Tout comme de sa faim, ou de son sommeil, par exemple. Imaginez également qu’il signale ce besoin à sa manière, comme pour ses autres besoins. Et que vous, parents, puissiez lui répondre en lui proposant, dès son plus jeune âge, de faire ses besoins dans les toilettes, sur le pot, ou tout autre endroit pratique. Vous pensez que cela n’est que pure fiction, et qu’un tel procédé serait peut-être même dangereux pour l’équilibre de votre enfant ? Et si, pendant de nombreux mois, vous passiez à côté de signaux qu’il vous adresse pour vous faire comprendre le contraire ?

en péniche

Vers un maternage de proximité

C’est ce doute qui a décidé Sandrine Monrocher-Zaffarano, auteure de L’hygiène naturelle de l’enfant ou la vie sans couches (Éditions Jouvence), à tenter l’aventure de l’hygiène naturelle. « Au début, ça me paraissait extra-terrestre comme démarche. Je n’avais pas du tout envie de dresser mes enfants à la propreté. Alors pour mon premier enfant, j’avais attendu que ce soit lui qui manifeste le désir d’être continent (je préfère ce mot à « propre »). Et puis, j’ai lu le livre d’Ingrid Bauer, La vie sans couches, c’est la liberté¹, qui à l’époque n’était pas traduit en français. Ça a tilté tout de suite car ça allait dans le sens du maternage dans lequel je vivais ». Une conviction qui se renforce lorsqu’elle lit que l’étude de Terry Berry Brazelton, l’un des pédiatres américains à l’origine du mouvement, disant que la continence doit venir de l’enfant, et non être imposée par le parent, a été sponsorisée par Procter & Gamble, qui commercialisera ses premières Pampers quelques années plus tard. « L’étude montrait que, pour des milliers d’enfants, l’âge moyen de propreté diurne se situait autour de vingt mois. Bien sûr, puisque les parents n’entreprenaient rien… L’expérience de milliers de parents dans le monde, c’est que les tout-petits sont capables d’être plus ou moins continents bien avant. Par contre, si ce résultat est la conséquence d’un dressage, le prix à payer est d’avoir des enfants qui seront déconnectés de leur corps… ».

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Pas un dressage, mais une relation

Mais l’hygiène naturelle n’est ni un dressage, ni même une méthode. Sandrine la définit comme « une relation en tandem qui s’instaure, une interaction qui renforce la communication : c’est un pas de danse à deux. »

Tout comme on ne compte pas les tétées quand on allaite, au début il ne faudra pas compter les nombreux petits pipis, sous peine d’être découragé… Ni se focaliser sur les retours en arrière.

De même qu’« on n’allaite pas un enfant dans le but de le sevrer, même si de fait le sevrage arrivera bien un jour, on ne pratique pas non plus l’hygiène naturelle dans le but que l’enfant soit continent ! »

                                                   romaintouzedessin.jpg

Pour quoi faire ?

Est-il logique de commencer à décoder les signaux indiquant un besoin d’uriner quand l’enfant est déjà grand ? Est-il raisonnable d’attendre de lui qu’il apprenne à se retenir, avant même d’avoir appris à relâcher son sphincter externe (celui que l’on contrôle) ?

Mais d’un autre côté, nos enfants seront bien propres un jour ! Pourquoi se compliquer la vie ? On peut vouloir ainsi renforcer la relation avec son enfant en écoutant tous ses besoins, renforcer son sentiment de compétence, laisser l’enfant libre de ses mouvements, lui éviter les érythèmes fessiers, ne pas le couper de son corps, lui éviter de baigner dans ses déjections, s’éviter à soi d’avoir à entrer en contact avec celles-ci, ou encore choisir l’hygiène naturelle pour des raisons écologiques, ou même économiques… Bref, les raisons sont multiples. Mais comment faire concrètement ?

Quand ?

Le plus tôt est le mieux, idéalement avant les quatre mois du bébé. Ensuite, rien n’est perdu, mais c’est plus difficile. Et même en commençant tôt, cela n’empêchera pas qu’il y aura des tâtonnements, comme le précise Sandrine « Avec ma fille, j’ai commencé dès la naissance. Elle faisait des pipis tous les quarts d’heure, le matin. Ce qui compte, ce n’est pas que tout finisse dans les toilettes, mais l’attitude du parent. » On n’est pas obligé non plus de pratiquer l’hygiène naturelle tout le temps, on peut réserver des moments où l’on est disponible. On peut aussi mettre à son enfant une couche lavable sans culotte de protection, ou une culotte d’entraînement, ou un pantalon, si on ne souhaite pas le laisser les fesses à l’air². « Même si on reprend le travail, le peu que l’on aura pratiqué sera toujours ça de fait. Et, de même que pour l’allaitement, l’enfant s’adapte quand il est gardé ».

Comment ?

Il faut apprendre à observer et décoder les signaux émis par l’enfant. Les parents témoignent souvent combien c’est facile de repérer les cacas imminents. Une fois le signal repéré, on propose à l’enfant de faire ses besoins à l’endroit choisi. Mais sans insister. On peut lui proposer un signe gestuel pour exprimer son besoin (issu par exemple de la langue des signes), ou utiliser le célèbre « psst ». Il est aussi plus facile de repérer les signaux lorsque l’enfant est porté, car l’enfant a alors l’instinct de s’éloigner. Autre astuce : « attraper » le premier pipi du réveil en proposant à ce moment-là.

Généralement, on tient l’enfant sous les cuisses, le dos contre son ventre. Et pour les garçons, on fait attention à ce que le zizi soit en bas, pour éviter d’être arrosé ! S’il est trop petit, on peut l’allonger sur notre bras. « Ce qui est impressionnant, explique Sandrine, c’est le regard du bébé, la première fois qu’il fait son besoin ainsi. Ce doit être la satisfaction de voir son besoin écouté. »

Et pendant le sommeil ? Souvent les réveils nocturnes sont dus au fait que l’enfant fait pipi.

Et rapidement, les pipis s’espacent. En effet, lorsque le sommeil est profond, le corps est au repos, la digestion est ralentie et le besoin d’éliminer est moins important. Il n’est plus alors nécessaire d’avoir constamment un récipient à portée de main. « Ça n’a finalement pas représenté de ma part une attention démesurée, ajoute Sandrine. Car ça ne dépendait pas que de moi ! Ma fille se manifestait et ses grands frères savaient aussi repérer ses signaux ».

                                                            Babygown Organics For Kids

Des moments où l’on n’est pas en phase

Il y a souvent des périodes de régression. Au moment de la marche notamment, on rencontre fréquemment une période plus ou moins longue de refus. Proposer un réducteur pour les toilettes, ou un marche-pied pour faire pipi debout (pour un garçon), peut aider. « Les périodes de régressions sont très frustrantes si l’on pratique l’hygiène naturelle dans une optique de performance. Mais il ne faut pas penser en termes de réussites ou de ratés, conclut Sandrine. »

                                                                           livreingridbauer.jpg


1 : Éditions l’Instant présent (2006).

2 : ou également des jambières (dites aussi Babylegs, nom de la marque la plus connue).

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