Bébé couche libéré !

L’hygiène naturelle infantile au quotidien

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7 juillet, 2009

encore un HNI tardif

Classé dans : Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 14:41

« J’ai commencé l’HIN quand Emile avait tout juste 7 mois. Il ne se déplaçait pas encore et je pense que ça a aidé. Je crois que si j’avais commencé plus tard au moment où il se déplaçait partout, cela aurait été plus difficile. Il était en couches lavables, je pense que ça a du aider aussi. 

Je connaissais l’HIN depuis avant ma grossesse et avais lu le peu de littérature qui existait en français à l’époque sur le sujet. J’ai donc essayé de repérer les moments où il faisait pipi, sans succès. Souvent je le laissais au sol tout nu le matin pour essayer de repérer un quelconque signe, il se retrouvait baigné dans son pipi quelques minutes plus tard sans que je ne puisse voir aucun signe. Avec le recul, je pense que lui comprenait le message comme suit « voilà, je suis sans couche, je peux faire pipi tranquillement ». Bref, je ne voyais pas du tout comment m’y prendre.

De plus, les premiers mois ont été assez difficiles avec lui, c’était un bébé aux besoins intenses qui pleurait énormément, je n’avais plus beaucoup d’énergie à donner à l’HIN.

 Puis j’ai appris que le livre d’Ingrid Bauer était traduit en français. Je l’ai commandé immédiatement. J’ai lu quelques passages en vitesse dès que je l’ai reçu et ça a suffi pour me donner le déclic. J’avais enfin compris comment m’y prendre. Ce livre m’a aidé à ne plus avoir « peur » du pipi, et à simplement vivre normalement avec mon fils, même s’il était sans couches ou nu, alors qu’avant, je le laissais au sol lorsqu’il était nu et lui remettais une couche dès que je le prenais à nouveau dans mes bras.

 J’ai immédiatement laissé Emile en couche sans culotte de protection. Après un moment, j’ai vu qu’il touchait la région de son zizi, je l’ai emmené au-dessus du lavabo et le pipi est sorti. Et là ce fut la révélation. Le regard et le sourire d’Emile au moment de ce premier pipi attrapé étaient extraordinaires, l’air de dire « ça y est maman, tu as enfin compris, chouette ». Il a ensuite fait une sieste de 2 heures sur mon dos au sec, je l’ai remis au-dessus du lavabo, et de nouveau pipi avec ce regard plein de joie.

Le lendemain, j’ai recommencé au lever, et là il a fait pipi et caca. Le train était lancé ! Depuis ce jour-là, nous n’avons pratiquement plus eu d’accident avec les cacas. Et la constipation dont souffrait Emile depuis qu’il avait 2 semaines a disparu du jour au lendemain. Je pense qu’il ne voulait vraiment pas faire dans sa couche.

 J’ai continué l’HIN de manière mixte, il était toujours nu ou en couche sans culotte à la maison et lui remettais des couches la nuit et quand on sortait. A l’extérieur, je répondais à ses besoins quand je remarquais ses signaux et il n’était pas rare qu’on rentre à la maison la couche sèche. Il nous arrivait d’avoir des journées un peu difficiles à la maison, dans ces cas-là je lui remettais une couche.

Nous avons eu évidemment beaucoup d’accidents, mais cela m’importait peu. Ce qui était chouette c’était de voir comme c’était une vraie découverte pour lui, il était très intéressé par son pipi.

J’étais très impressionnée de voir la conscience qu’il avait de ses besoins d’élimination, malgré le fait qu’il en a été coupé durant les 7 premiers mois de sa vie.

 Quand il a commencé à se déplacer, vers 8-9 mois, il a voulu prendre de l’indépendance dans la gestion de ses besoins et cela n’a pas toujours été facile. Il refusait quand je lui proposais et préférait aller tout seul dans un petit coin isolé de la maison. Il arrivait à ne pas se salir en allant faire ses besoins à 4 pattes, et moi je me disais qu’il avait besoin d’un bac comme pour les chats.

 Cette période est finalement passée assez vite et j’ai commencé à essayer l’HIN la nuit. Les pipis de nuits étaient très faciles à repérer, mais le problème est que j’avais beaucoup de mal à me réveiller moi-même pour les gérer. J’ai finalement laissé tombé, d’autant plus que nous avons déménagé à cette époque.

 Le déménagement s’est déroulé dans des conditions très difficiles, voire traumatiques, et il y a eu un grand retour en arrière à ce moment-là. Emile a refusé complètement l’HIN durant un mois et demi, et nous avons pu y revenir petit à petit à l’aide de beaucoup de patience.

 Quand il a eu 13 mois, il a commencé à exprimer parfois de lui-même qu’il devait faire pipi. De mon côté, je repérais de mieux en mieux les signaux et proposais souvent, nous avons donc petit à petit pu nous passer de couches complètement. Vers ses 18 mois, il a refusé net les couches la nuit. Je lui ai donc mis une culotte d’entraînement que j’enlevais dès qu’elle était mouillée, et quelques jours pus tard il ne faisait plus pipi la nuit.

 A 2 ans et 2 mois, il a commencé à refuser complètement toutes mes propositions et est devenu « propre » comme on dit, c’est à dire qu’il était indépendant de moi pour dire s’il devait faire pipi ou caca. Mais il lui a fallu une période d’adaptation où il a beaucoup testé, en faisant pipi et caca dans son caleçon, tout en refusant que je propose quoi que ce soit.

Voilà, notre expérience avec l’HNI est terminée et nous a apporté beaucoup de choses. Tout d’abord au niveau de la communication et de la compréhension de mon fils. Je me suis rendue compte qu’avant de commencer, il y a avait tout un pan énorme de signaux que je ne comprenais pas, ou que je ne voyais pas. L’HNI m’a vraiment aidée à ce niveau-là, même pour des signaux qui ne concernaient pas l’élimination. Ce qui était surprenant, c’est que j’arrivais à déceler les pleurs de pipi chez d’autres bébés.

 L’HIN m’a aussi beaucoup aidée à avoir une relation plus saine face aux excréments. Tout est fait dans la société actuelle pour que l’on soit en contact le moins possible avec eux, ce qui a pour résultat qu’on en a peur, qu’on en est dégoûté. Je pense que ne plus avoir de récation de rejet, de peur face aux excréments de son enfant, ne plus sursauter au moindre pipi qui déborde, ne plus être mal à l’aise quand son bébé est nu de peur qu’il fasse pipi est une bonne chose et permet à celui-ci d’avoir un rapport sain à ses déjections.

 Une autre chose que l’HIN m’a apportée, c’est ce sentiment de complète indépendance face aux couches. Le seul élément qui me semblait indispensable était un bon porte-bébé (et mes seins pleins de lait). Tout le reste n’était qu’accessoire, et je me sentais légère et libre de pouvoir partir en vadrouille toute la journée sans plus me préoccuper de couches. Je pouvais être retardée, ou prolonger ma promenade de plusieurs heures, je n’étais pas limitée par un stock de couches limité.

 Une chose qui m’a surprise était la réaction toujours positive des personnes extérieures. Contrairement au portage ou à l’allaitement, je n’ai eu que des remarques positives voire encourageantes, ce qui m’a fort étonnée. Ma grand-mère a elle-même pratiqué une forme d’HIN. Elle n’utilise pas ce mot-là, mais elle m’a toujours dit qu’elle savait bien quand ses bébés devaient faire pipi et qu’elle n’a pas eu besoin de couches très longtemps. Je pense que ce fut le cas de beaucoup de mamans du temps où on poussait à l’entraînement précoce à la propreté, beaucoup de mères étaient choquées par les conseils rigides des experts et écoutaient simplement leur instinct, et je crois que c’est simplement pour cela que j’ai eu autant de retours positifs. Alors qu’à présent on met très fort en garde contre l’apprentissage précoce de la propreté, ces personnes sont rassurées de voir que finalement ce qu’elles ont fait, ou ce qu’elles ont vécu étant bébé, n’est pas si maltraitant que cela, à partir du moment où on le fait dans le respect et l’écoute de son enfant. »

 

Maya D.

6 mai, 2009

Parution de mon livre HNI

Classé dans : General,Non classé — hygienenaturelle @ 9:34

Mon « bébé » sera disponible le 12 mai en librairie (ou ailleurs !) sous le titre Conseils et astuces pour élever son enfant sans couches (ou presque !). Il est édité par Le Souffle d’or http://www.souffledor.fr/boutique/produits_conseils-et-astuces-pour-elever-son-enfant-sans-couches__3170.html

En attendant, je viens de le recevoir et j’ai hâte de recevoir des retours de lecteurs et lectrices ! emoticone

sanscouchescouv.jpg

En voici le sommaire :

Sommaire

 

L’HNI, qu’est-ce que c’est ?

HNI, EC ou communication avant tout

L’HNI n’est pas une méthode

Comparaison avec l’allaitement

Une meilleure relation avec son enfant

Physiologie de l’élimination

Accompagner la constipation

Un retour en arrière ?

Bien-être et écologie

Schéma corporel et sexualité future

Un HNI, des HNI…

Mon expérience

L’objectif

Votre tout-petit est compétent !

Quand c’est bébé qui réclame l’HNI

 

L’avis des « professionnels »

L’expérience du Dr Sarah Buckley

L’avis du Dr William Sears

Les études réalisées

La vision clinique

 

L’HNI dans le monde

La Chine et ses pantalons fendus

En Inde : une tradition qui perdure

Aux États-Unis : une pratique relativement courante

Chez les Amérindiens : les bébés Inuits nus, malgré le froid

Témoignage du Canada

En Australie : tradition ou phénomène récent ?

En Afrique : des familles généralement très à l’écoute des besoins d’élimination

En Afrique du Nord et Proche-Orient : des bébés bien enveloppés

En Russie, une pratique qui varie

Témoignage d’une allemande

Témoignage d’Angleterre

Ça bouge en Europe de l’Est

En France : une tradition du « dressage »

 

Franchir le cap…

Pas pour vous ?

Ne pas être prêt

Quand un parent est prêt et pas l’autre

Faire le deuil des lavables

S’accepter, et accepter les « ratés » de la communication

 

Comment faire ?

Y a-t-il un « bon » moment ?

Une phase d’observation

Les 4 « outils » de l’HNI

Proposer à son enfant d’éliminer

Présentation de différents récipients

Avec les garçons : apprendre à bien viser…

 

Comment habiller bébé ?

Avec couches ou sans couches ?

Utiliser des couches jetables ?

Les langes : économiques et pratiques

La MokoMidi

Les culottes d’apprentissage

Des culottes qui s’ouvrent devant

D’autres options

Les pantalons « chinois »

Fesses nues

Par temps froid

Babygowns et kimonos

 

Pas à pas

Les signes autour de l’élimination

Mettre des langes sans Snappi

Installer un lange préplié (prefold) avec un élastique

Mettre une MokoMidi

 

Idées de « bricolages »

Coudre une ceinture

Coudre un lange préplié

Insert pour slip

Petites culottes simplissimes

Tricoter des jambières

Tablier imperméable pour les genoux

Protection pour siège auto à tricoter

Tricoter une culotte qui s’ouvre

Babygown « bricolé »

« Kimono » long

Fond de pot de voyage

Petites toilettes sèches

 

Dormir et/ou pratiquer l’HNI

La nuit, c’est plus facile…

HNI de nuit et cododo

Dur, dur ?

Que faire du pipi ?

Sur quoi dormir ?

Petits garçons sans couches et problèmes techniques…

Avec couches

Le meilleur moment pour pratiquer ?

 

L’hygiène naturelle infantile au quotidien

Les sorties

Quand bébé est porté

En voiture

Les vacances

Les réunions entre parents

 

Des cas particuliers

Si l’HNI est tardif…

Avec les bambins

Avec plusieurs enfants (jumeaux, enfants rapprochés)

L’HNI à mi-temps

Avec un enfant handicapé

En péniche

En roulotte

 

Le monde autour…

En public

L’entourage

Les enfants

 

Quand bébé est gardé

Adaptation du bébé

Des nounous ouvertes

Avec des bambins, c’est plus facile !

L’HNI jusqu’à la porte de la garderie

 

Réserves et doutes

Sale, l’urine ?

Une pratique trop compliquée à mettre en œuvre ?

Toute la place ?

Le porter comme un étendard…

Un réflexe conditionné ?

Un truc venu d’ailleurs

À la mode ?

Cachez ces parties génitales…

L’intimité de bébé

 

Les difficultés

Les problèmes de communication

Bébé gros dormeur

Les rythmes qui évoluent et les nouvelles acquisitions

Une période délicate autour des 9-10 mois

Grève du pot

Quand on n’est pas disponible

Brûler les étapes

De l’importance du lâcher prise

Quand un parent pratique « à reculons »

Les enfants non dérangés par le mouillé

 

Se respecter les uns les autres

 

Liens et ressources

Les boutiques

Faire soi-même

Livres

DVD

Dépliants 

Liens web

 

 

 

15 mars, 2009

Pliage de lange et de tissu

Classé dans : a faire soi-meme,Non classé — hygienenaturelle @ 16:38

Décidément, il ne coûte pas cher d’avoir un enfant !

Avec un lange, j’avais déjà montré comment draper un tout-petit à la romaine. Voici maintenant comment faire un lange-culotte :

On noue les deux extrémités du bas du lange dans le dos de l’enfant.

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Puis les extrémités restantes devant. Et voilà.

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Et avec un tissu plus long, ça donne une sorte de pantalon (relativement ouvert sur les mollets, voire les cuisses).
On peut aussi mettre le lange en losange, nouer les deux côtés opposés autour de la taille, ce qui donne une sorte de « jupe » ouverte devant qui permet simplement de protéger le derrière du froid.

dsc01579.jpg(oups,où est passé le soulier de bébé Koala ?)

 

Avec un tissu plus long (50 x 140), on peut faire de beaux pantalons multitailles : j’adore le tombé ! C’est idéal pour les sorties, on en emmène plusieurs, que l’on pourra, au besoin, utiliser aussi pour autre chose (porte doudou, foulard, protection contre le soleil pour la tête, etc.).

Les photos sont toutes floues car bébé bougeait beaucoup !

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Poser bébé au centre du tissu déployé et rabattre le bas afin de recouvrir le bas du corps de l’enfant. Faire en sorte que  ses pieds dépassent de la largeur de tissu.

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On peut faire un noeud provisoire derrière :

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Enrouler le reste de tissu autour des jambes et caler les extrémités sous le tissu, au niveau des chevilles. Vérifier si le noeud autour de la taille est bien ajusté. On peut rajouter une « ceinture », au cas où.

dsc01591.jpgdsc01592.jpg

 

Autre nouage :

http://www.sarisafari.com/howkaccha.html (avec la même taille de tissu que précédemment)

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Par contre, avec ce dernier, pour proposer à l’enfant d’uriner, il faut tout défaire  emoticone

4 mars, 2009

Nouvel usage d’un lange

Classé dans : a faire soi-meme,Non classé,Pret a porter — hygienenaturelle @ 11:12

… ou comment se vêtir d’un lange !

Voilà une façon économique et facile de se vêtir, qui ne nécessite aucun savoir-faire particulier. Raffa en parle sur son blog ici http://raffa.grandmenage.info/post/2007/08/19/L_%C3%A9coemballage_humain___les_v%C3%AAtements_drap%C3%A9s_et_nou%C3%A9s

Comme j’avais envie de quelque chose qui puisse permettre à bébé koala d’avoir le bas du corps libéré tout en faisant en sorte que ce soit discret et qu’il ait les fesses isolées du sol parfois froid, et qui plus est qui s’enlève et se mette facilement sans devoir tout changer, j’ai eu l’idée d’utiliser un lange pour draper bébé à la romaine.

Hop : un noeud sur l’épaule, une ceinture autour de la taille, et le tour est joué !

Voilà ce que ça donne :

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Bye bye, machine à coudre !

Par contre, j’imagine qu’un lange de cette taille ne conviendra pas à un gros bébé, mais il sera sans doute possible d’utiliser un carré de tissu plus grand…

14 février, 2009

L’HNI, de la naissance à la continence

Classé dans : Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 14:38

Léonard a désormais 23 mois. Nous avons commencé l’HNI dès sa naissance, avec beaucoup
d’interrogations, le sentiment de se lancer dans un grand inconnu et peu d’assurance d’y arriver… Je me fiais à ses signaux jusqu’à ses 2 mois, puis je ne voyais plus rien. Ce fut donc essentiellement le timing qui m’a guidé, jusqu’à ses 18 mois environ. Mon fils a très peu porté de couches, et plus aucune depuis avant ses un an. Cela ne me semblait alors pas plus compliqué de changer un pantalon qu’une couche. En revanche, avec un bébé de quelques mois, ce n’est pas évident de gérer le sans couche et le froid ambiant. J’avoue que je n’ai pas LA bonne solution. On a mis de la moquette. Nous avons connu des moments où Léonard refusait d’éliminer et j’avais recours à quelques stratagèmes : par exemple, je le mettais au sein sur le rebord de la baignoire. Et lui faire faire à l’extérieur était très efficace. A chaque fois qu’on arrivait chez quelqu’un, c’était pissou juste avant. Dehors, c’était plus pratique car sinon orienter le jet de Léonard n’était pas toujours chose aisée. A partir d’un moment, j’ai senti que je pouvais me fier davantage à mon intuition et il a commencé aussi à dire « pipi » quand il avait envie. C’était parfois avant ledit pipi mais aussi souvent pendant ou après. Nous avions tout de même beaucoup de journées sans pantalon mouillé et puis des jours avec 4 ou 5
pantalons mouillés. Et tout à coup à partir de mi-décembre, il a commencé à signaler tous ses pipis avant, sans exception. C’est arrivé tout à coup, sans que je ne note rien de particulier. Depuis, il y a eu quelques rares accidents, notamment le soir du réveillon de Noël où je pense qu’il était très absorbé dans ses jeux avec ses cousines, ainsi qu’ un autre jour où il n’a pas annoncé plusieurs pipis. Je n’utilise plus le timing et il m’arrive de lui demander oralement
s’il veut faire pipi. Il ne fait pipi que sur le pot ou, à l’occasion, dans une baignoire quand c’est plus facile, chez les autres. Il n’arrive pas à baisser son pantalon et je l’aide, même si j’essaie de le laisser faire le plus possible. Il sait qu’il doit appuyer avec un doigt pour orienter le jet à l’intérieur du pot. Sans cela, c’est la lance à incendie … Je prends encore du change quand on sort mais je ne l’utilise jamais. Cela me semble de toute façon une bonne habitude, il peut arriver tant d’incident mouillant non lié à l’élimination !
En écrivant ces quelques lignes, je m’aperçois que l’on oublie très vite comment les choses ont évolué. Tout se fait progressivement et en permanence. C’est exactement comme cela que j’envisageais l’HNI, tout en douceur.
Caroline

13 janvier, 2009

Blogs HNI du monde entier

Classé dans : General,Non classé — hygienenaturelle @ 12:07

Voici un référencement de quelques blogs parlant de l’HNI, soit de personnes en visite dans certains pays, soit de personnes vivant dans ces pays.

 

Chine

http://www.tribalbaby.org/ECinchina.html

http://parisbeijing.over-blog.com/article-7012036.html

http://madeinbeijing.over-blog.com/article-4038793-6.html

http://blogs.elle.fr/drolesdedames/2008/08/24/bebes-sans-couche-cest-aussi-du-sport/#comment-53

http://anyasjournal.blogspot.com/2007/10/diaper-free-natural-guide-to-infant.html (en anglais)

http://hello-china.over-blog.com/article-3713202.html

 

Ouzbékistan

http://sylvielasserre.blog.lemonde.fr/2009/01/03/ouzbekistan-incroyables-bebes-ouzbeks-et-dasie-centrale

 

Etats-Unis

http://happypottying.com

http://www.borntopotty.com

 

Canada

http://nonsco.canalblog.com/archives/bebe_zazie/p20-0.html

 

Allemagne

http://windelfrei.blog.de

http://windelfrei.unerzogen.de

8 janvier, 2009

Tricoter un poncho enfant

Classé dans : a faire soi-meme,Non classé — hygienenaturelle @ 21:16

J’ai trouvé un lien où télécharger un patron très facile et très sympa de poncho enfant :

http://reponses.qctop.com/comment-tricoter-un-poncho.html

J’ai fait celui de mon bébé un peu plus long en augmentant moins au début, ce qui permet de couvrir les petites fesses, au cas où il ne porterait qu’un pantalon chinois (ça arrive, pour une sortie express…)

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Avec le pantalon fendu que je préfère (merci Ann !) :

copiededsc01215.jpg

14 décembre, 2008

Mamie et HNI

Classé dans : Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 13:35

« Durant la grossesse de ma fille j’ai découvert les couches lavables. Si je suis sensible aux questions d’environnement,  je constate que mes enfants passent beaucoup plus facilement que moi au concret. Ils ont acheté un lot de couches lavables et de garnitures et la question des couches était réglée. J’ai tout de suite été emballée : cela me semblait une solution alternative au problème posé par la quantité de déchets provenant des couches jetables. Quelques mois après la naissance de ma petite fille, ma fille Marie me parle d’une méthode naturelle pour répondre aux besoins d’élimination des bébés : l’hygiène naturelle infantile. Sincèrement, j’ai été ébranlée ; ayant moi-même élevé trois enfants, j’avais du mal à croire que si petits ils pouvaient signaler leurs besoins. Comment étais-je passé à côté de cela ? Comment n’avais-je rien vu ? Un peu sceptique, j’ai observé ma fille et ma petite-fille et bien vite constaté que le bébé manifestait ses envies par des petits bruits, une légère agitation de la tête. C’était particulièrement net quand elle commençait à téter. Sa mère la mettait au-dessus d’une cuvette et très vite les pipis et les cacas arrivaient sans qu’il ne soit nécessaire d’attendre longtemps. J’étais assez émerveillée de ce spectacle et du plaisir que Capucine manifestait. Peut-être est-ce là l’expression d’une relation très étroite entre une maman et un bébé nourri au sein, ai-je pensé. Mais voyant le papa agir de même avec sa fille, j’ai dû me rendre à l’évidence que toute personne proche du bébé pouvait pratiquer cette méthode. L’occasion m’a été offerte de m’y exercer. Gardant Capucine quelques heures en l’absence de ses parents, j’ai guetté avec succès ses petits signes et répondu à ses besoins naturels avec un grand bonheur.

Cela n’a pas demandé un long apprentissage. Il s’agissait plutôt de prendre en compte ce besoin. Plus concrètement, auparavant, quand je m’occupais d’un bébé et que celui-ci manifestait un besoin par un changement de comportement (petits cris, légère agitation) je pensais :  « tiens ! il doit avoir faim », ou bien « il doit avoir sommeil »…Avec Capucine j’ai intégré la possibilité qu’il pouvait s’agir d’un besoin de faire pipi ou caca et je le lui ai proposé en la mettant au-dessus d’une cuvette ou du lavabo. Ainsi j’ai assez vite décrypté ses propres signes. Bien sûr il m’arrivait de ne pas toujours les capter mais assez vite j’ai repéré son rythme naturel, ses attitudes et toutes les deux avons réussi à bien nous entendre. Cette complicité fut une grande source de joie.

Très tôt les parents de Capucine lui ont appris les signes du langage des malentendants en associant ses signes aux actes de la vie quotidienne. Je revois ma petite fille pointer son pouce sur son ventre exprimant ainsi son besoin de faire pipi. Avant même le langage oral elle pouvait se faire comprendre et communiquer avec les adultes autour d’elle.

Je parle d’un grand bonheur car cette méthode m’a permis de ressentir une relation réelle entre ma petite-fille et moi. J’ai découvert une forme de communication entre nous deux : elle pouvant exprimer un besoin et moi pouvant le comprendre et l’aider à le satisfaire. Avec le temps, j’ai aussi apprécié la liberté offerte par l’absence de couches. La grande agilité motrice de Capucine ont été une source d’étonnement mais également j’ai été témoin de son plaisir évident à vivre les fesses à l’air. Quelle révolution c’était pour moi qui avais connu les langes fermés des nourrissons ! Le changement se situant bien au-delà d’une simple méthode d’hygiène dans la conception même de ce qu’est un bébé, en tant que personne.

En me confiant leur fille, en m’invitant tout naturellement à leur démarche et en bousculant un peu mes conceptions, les parents de Capucine m’ont permis d’établir des liens précieux avec ma petite fille. »

 

Claudine, 61 ans, grand-mère de Capucine.

1 novembre, 2008

Témoignage de Russie

Classé dans : General,Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 18:10

« Lorsque j’ai commencé à moins mettre de couches à mon fils, je n’avais jamais entendu parlé d’hygiène naturelle. Lorsque Samuel avait trois semaines (février 2008), il a commencé à avoir des coliques très douloureuses. Je faisais tout ce que je pouvais pour le soulager (massages, portage, homéopathie, etc.) et le seul moment où il semblait heureux et décontracté était le moment du change. J’ai commencé à le laisser sans couches de plus en plus longtemps pour le soulager car j’imaginais que le fait de serrer la couche à la taille entretenait son mal de ventre. Et puis, vers ses 1 mois et ½, j’ai invité une amie à manger avec son petit de 8 mois. Il ne portait pas de couche et elle l’emmenait régulièrement dans la salle de bain pour uriner. Nous étions à Moscou, et cette amie est lituanienne, donc je ne saurais dire d’où lui est venue ce choix de pratiquer l’HNI. Elle avait lu le bouquin d’Ingrid Bauer et pratiquait depuis que son fils avait une semaine. À l’époque, je n’y ai pas trop prêté attention et je me suis simplement dit que la vie sans couches devait être super agréable pour le bébé, mon bébé était tellement agile et leste sans son paquet aux fesses !

Et puis je suis rentrée dans mon petit village dans le sud de la Russie et j’ai appris ce qu’était l’HNI sur Internet. J’ai acheté les deux livres incontournables (Ingrid Bauer et Sandrine Monrocher-Zaffarano) et je me suis lancée. Samuel avait 2 mois (il portait des couches lavables depuis sa naissance).

L’été dans le sud de la Russie est caniculaire, donc Samuel n’a pas porté de couches pendant presque 5 mois et il n’était habillé que d’un T-shirt. Je lui proposais quand je sentais qu’il avait besoin et je pratiquais aussi la nuit, une bassine au pied du lit. Des « accidents » arrivaient, certes, mais ce n’était pas très contraignant de nettoyer de temps en temps, comparé à ce qu’étaient les changes de couches auparavant (je changeais la couche de coton dès qu’elle était mouillée, alors ça faisait une quantité astronomique de couches à laver !). Contrairement à ce qu’on croit, la nuit, il y a moins de ratés, car les réveils sont très souvent dûs à un besoin d’uriner, accompagnés ou non d’un besoin de téter. Et plus les nuits passent où l’on répond à ce besoin d’uriner, moins les réveils sont fréquents.

Tout se passait donc merveilleusement bien et même le Papa commençait à trouver ça agréable. Lui qui au début redoutait de porter son fils de peur de « recevoir » un pipi, il allait lui-même lui proposer et trouvait ça « normal » ! Je remarquais aussi que Samuel faisait de grand progrès au niveau moteur (sans couches, le bébé se meut de manière plus fluide et aisée, à mon sens). Et puis, à 7 mois, Samuel a découvert la marche… Et là, c’en était fini de l’HNI ! Samuel ne répondait presque plus aux propositions (qui étaient très souvent bien placées, car il faisait pipi quelques secondes plus tard) et ne supportait pas le change. Le fait que je le fasse garder le matin pour mon travail depuis peu le perturbe aussi certainement. Il porte donc des couches le matin avec la nounou et, avec moi, il est fesses nues avec des jambières ou des longies en laine (il fait froid maintenant) car le change est vraiment devenu pénible pour tous les deux. Lorsque je sens qu’il est réceptif, je lui propose d’éliminer et c’est toujours un succès. Mais sinon, je ne l’ennuie pas dans sa découverte du monde et je change simplement ses longies/jambières. Je sais que le chemin parcouru jusqu’ici n’est pas vain et que notre communication est tout simplement en stand by car je sens mon fils absolument submergé par ses nouvelles aptitudes physiques ! La nuit, j’ai arrêté de pratiquer car il ne veut pas être dérangé et préfère faire dans sa couche… Bon, et bien tant pis pour le moment.

Aujourd’hui, Samuel a 9 mois. Il marche et ne signale que très rarement ses besoins d’élimination. Je lui propose régulièrement, avec succès. Il a d’ailleurs maintenant associé l’endroit des toilettes avec le fait de faire caca. C’est vrai, les ratés sont fréquents, mais ce n’est pas trop difficile à gérer : il s’arrête de marcher en faisant pipi debout, bien devant lui sans mouiller ses affaires. Il se regarde faire, et quand il a terminé, il me regarde, l’air de dire « ça soulage drôlement ! ». C’est sûr, j’aurais préféré qu’il me signale ce besoin avant de se soulager, mais il me semble que pour l’instant je dois me contenter de ce regard de satisfaction, qu’il partage, en quelque sorte !

Le moment où j’écris ce témoignage n’est pas la période la plus facile et je ne sais pas comment vont évoluer les choses. Mais ce dont je suis sûre, c’est que je n’ai plus le même regard sur le corps et les besoins de mon petit depuis que je suis ainsi à l’écoute. »

Gaël B.

17 octobre, 2008

Témoignage : Une nounou « convertie » à l’HNI

Classé dans : General,Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 11:13

Merci à Marie-Hélène pour son témoignage qui montre qu’il est possible de pratiquer l’hygiène naturelle avec un bébé gardé.

« Lorsque j’ai repris le travail, la question de la garde de Capucine s’est posée. À cette époque, Capucine avait tout juste un an et elle ne portait des couches qu’exceptionnellement. Nous n’avions pas abordé le sujet avec la nounou, persuadés qu’elle refuserait de pratiquer l’hygiène naturelle, trop prise avec trois enfants à garder. À contre cœur, nous avions décidés et expliqué à Capucine qu’elle porterait des couches chez sa nounou.

Le premier jour de garde, j’ai donc montré à la nounou le fonctionnement des couches lavables. « Et quand il y a du caca dans la couche ? » demanda Nounou. Après un court silence, j’ai finalement lâché que Capucine en faisait pas caca dans une couche, ni pipi d’ailleurs, et cela depuis ses 2 mois. J’ai raconté à la nounou comment nous décelions les comportements et signes annonciateurs.

Sa réaction a été immédiate : hors de question de mettre des couches à Capucine si elle n’en mettait pas. Curieuse, elle voulait elle aussi se lancer dans l’aventure, pour respecter les habitudes de Capucine. Elle m’a expliqué qu’elle trouverait cela très gratifiant pour elle, en tant que nounou, d’arriver à « capter » les besoins de Capucine et d’y répondre.

Bien sûr, comme nous au départ, Nounou a tâtonné, essuyant plusieurs ratés par jour, mais très rapidement, en une semaine : plus aucun raté ! J’étais bluffée !

Je redoutais tout de même qu’elle propose les toilettes à Capucine avec trop d’insistance, ou qu’elle la force…Je lui avais alors laissé le livre d’Ingrid Bauer à disposition pour qu’elle puisse en savoir un peu plus sur cette pratique. Elle l’a juste feuilleté, sans plus. Elle m’expliqua que, d’origine libanaise et élevée en Afrique, elle avait elle-même des souvenirs de femmes accompagnant leurs bébés dans leur besoin d’élimination. Quand je lui demandais comment elle arrivait à mieux capter que moi les besoins de Capucine, elle me répondait avec son accent libanais rayonnant de gaieté : « Mais c’est naturel ! Elle me le dit et je l’entends, c’est tout, c’est facile ! ».

Il arrive parfois des petits accidents, surtout lorsque Capucine est absorbée par les jeux ou que nounou est prise par un autre enfant, mais cela reste très rare.

Les autres parents des enfants gardés avec Capucine ont été intrigués par cette pratique. La nounou leur en parlé sans gêne tout en leur laissant la liberté de ne pas vouloir pratiquer.

L’intérêt et le respect de cette assistante maternelle ont été un véritable soulagement pour nous qui redoutions la séparation avec notre fille. Nous la savons si à l’écoute des besoins de notre enfant ! Elle et notre fille ont construit une relation très forte, entre autre grâce à l’hygiène naturelle, et nous en sommes enchantés !« 

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