Bébé couche libéré !

L’hygiène naturelle infantile au quotidien

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18 avril, 2009

Premiers instants…

Classé dans : Non classé,Temoignages — hygienenaturelle @ 13:10

« Neela est née début janvier et j’hésitais un peu à me lancer : je n’osais pas, entre la peur qu’elle ait froid et la crainte de ne pas réussir à m’adapter matériellement parlant. J’ai décidé de ne pas me prendre la tête, surtout de pas lui prendre la tête non plus, et de laisser venir les choses, en trouvant des solutions au fur et à mesure, si besoin était. De même, je n’avais pas envie d’acheter des choses spécialement, je me disais que l’HNI, c’était justement n’avoir besoin de rien, pas plus que nous, adultes et enfants « continents » (hormis un endroit où faire, bien sûr). J’ai fait le choix de l’HNI parce que tous mes enfants ont eu la peau sensible et puis l’emploi des couches me semble tellement illogique (même si c’est pratique, je ne le nie pas).

Durant ma grossesse, j’avais lu le livre d’Ingrid Bauer, Sans couches c’est la liberté, qui m’a permis d’avoir une idée précise de la direction générale à prendre, je me suis aussi inscrite sur la liste de discussion anglophone « elimination communication » qui recèle une mine d’astuces. Le savoir-faire des mamans est primordial, lorsqu’on sait, on se dit que c’est tout simple finalement, ça fonctionne comme n’importe quelle autre connaissance vis-à-vis de nos bébés : tout comme le portage apporte la proximité, le contact, l’HNI apporte le confort, la simplicité, la relation encore plus étroite avec son enfant.

J’ai commencé ses 3 premiers jours avec des couches jetables, le temps qu’elle élimine le méconium, puis je suis passée aux lavables, j’avais prévu un stock de langes (une vingtaine) que j’ai appris à plier, accompagnés d’une surculotte, que je comptais utiliser jusqu’à ses 6 mois, et puis le stock de couches de son grand frère pour ensuite, qui contient des couches simples et des couches à poche.

Je me suis donnée jusqu’à ses deux semaines pour observer des signes d’élimination et je me suis ensuite jetée à l’eau. En gardant les langes et la surculotte, que je changeais très souvent (à chaque pipi), je lui ai proposé de temps en temps de faire pipi, en la soutenant au-dessus des toilettes, quand il me semblait qu’il y avait besoin, après chaque sieste, après chaque tétée, jusqu’à ses deux mois ainsi, remarquant que lorsqu’elle râlait un peu, c’était qu’elle voulait faire pipi, et aussi quand elle prenait et lâchait le mamelon plusieurs fois de suite en fin de tétée. Et bien sûr, en me fiant à un signe évident : commencer à pousser-forcer ou faire des gaz pour les cacas. A ce rythme, il n’y a très vite plus eu de cacas dans la couche, mais pour les pipis, c’était encore aléatoire. J’ai essayé de pratiquer la nuit aussi, mais j’ai trouvé ça trop difficile vu la quantité de pipis et de micro-réveils, alors j’ai remis des couches « longue durée ».

En quelques mois, se sont déjà dégagées quelques quasi-certitudes : elle ne fait jamais pipi en dormant, ni dans l’écharpe (instinct de préservation du nid ?), mais toujours au réveil, et avant et après le bain ; d’autre part, il faut qu’elle soit décontractée (on chante, on parle…) pour éliminer, sinon la proposition est refusée.

A deux mois, on s’y est mises plus sérieusement, avec pour objectif d’attraper un maximum de pipis (mais sans forcing !), et guidées par une évidence : la couche est de trop, pas le temps de l’enlever. Qu’à cela ne tienne, on vire la couche! Jusqu’ici, c’est la meilleure chose que j’ai faite ! Bien sûr, pas mal de pipis vont sur le lange (qu’elle garde en permanence posé sous les fesses, même la nuit), mais ça me va comme ça, et surtout tout est plus facile : je vois bien les signes, on ne rate pas grand chose et, surtout, elle a espacé grandement les pipis (du au fait qu’elle grandit et sa vessie aussi ? ou à une certaine « continence » ?). Le seul aléa, c’est qu’au début ça m’a demandé un effort intense de concentration qui m’a littéralement vidée les premiers jours, et puis après on s’y fait, on acquiert une acuité accrue du ressenti de son bébé, ça aide aussi que je sois toujours à côté ou contre elle.

Donc plus jamais de couches, sauf quand je sais que mon attention sera trop mobilisée ailleurs. Et on s’adapte : petites robes, entrejambes des collants fendus (au ciseau), grandes chaussettes de la grande sœur en guise de jambières, et pas peur du qu’en-dira-t-on et des remarques apitoyées de la belle-mère sur les « si petits bébés ».
La nuit, un ou deux pipis par nuit seulement, qui la réveillent certes, mais elle en profite pour téter. Chose qui m’a beaucoup aidée aussi : elle dort dans une peau de mouton, depuis toujours, c’est impec : imperméable et absorbant à la fois, sans qu’elle ne soit jamais mouillée.

Le fait de garder constamment un lange sous ses fesses, même quand je la porte, dans mes bras ou dans l’écharpe, permet qu’elle n’ait pas vraiment les fesses à l’air, ni à la vue de tout le monde. Le temps et la confiance « nous » aidant, je pense pouvoir me passer du lange un jour ou l’autre.Pour les mois qui viennent, je compte donc investir dans des petites culottes, peut-être Neela n’a-t-elle pas envie de montrer son intimité à tout le monde et ça devrait éviter les questions indiscrètes en cas de levage de jupons intempestif.
Je m’attends à encore à bien des péripéties, mais l’essentiel est là : c’est beaucoup plus facile que je ne l’aurais cru, et très gratifiant. Je n’ai pas l’impression de lui apprendre quelque chose ou de dresser mon bébé, juste de répondre à ses attentes. Je ne trouve pas que j’y passe tant de temps que ça, pas plus qu’à changer des couches et nettoyer un petit derrière à chaque fois, je me sens libre quand je pars : entre l’allaitement, l’HNI et le portage, je me sens légère au niveau de la quantité de matériel de puériculture/change à charrier !Seule contrainte : arrêter SUR L’INSTANT tout ce qu’on fait lorsque le bébé le demande, ou laisser couler (au propre comme au figuré), mais on s’y fait, même moi qui ne savait pas commencer quelque chose sans le finir absolument.
 »

Raph, maman de quatre enfants

 

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